"S'il est indéniable que l'Eglise de Jésus, c'est-à-dire celle de ces vicaires, achève de mourir, sous les coups répétés de ceux-là, qui avaient mission de se montrer les gardiens vigilants de sa temporelle pérennité, il est non moins certain qu'Elle continuera de vivre intensément, au coeur des catholiques et des alchimistes véritables dans le secret et l'immortalité de son inépuisable ésotérisme".
Eugène Canseliet, Préface à Séverin Batfroi : Alchimie et révélation chrétienne, Trédaniel, la Maisnie, 1976, p. XV.
La lecture de Jacques Ellul, notamment de son ouvrage critique La subversion du Christianisme, réédité à La Table Ronde (Petite Vermillon) en 2019, éclairera sur la pérennité de l'Eglise, pérennité dont on peut s'inquiéter lorsque l'on fait l'affligeant constat des scandales répétés et généralisés qui ébranlent les fondations même du catholicisme. Sans l'ésotérisme - la Pierre du fondement - que représente l'Alchimie, le christianisme ne serait rien de plus que ce qu'il semble être devenu : une morale, peu solide face aux grandes morales laïques et philosophiques, telles que les illustrent les disciples d'Epicure ou des stoïciens.
"Inépuisable ésotérisme" disait le sage de Savignies... Oui, il a souvent rappelé que "L'Esprit souffle où il veut", ce que remarque aussi Jacques Ellul, et que l'Esprit saint n'a pas besoin d'une structure de nature étatique pour délivrer son message.
"Dans le courage, l'humilité et la patience, il importe que l'alchimiste ne se laisse pas surprendre".
(Eugène Canseliet, L'Alchimie expliquée).