lundi 8 mai 2023

VOIE SECHES OU VOIES HUMIDES ?

 

Aujourd'hui, les voies humides semblent être l'objet d'un désintérêt quasiment général.   

photo (c) Le Petit Paysan

La prépondérance des voies sèches et, tout particulièrement, de la voie dite de la stibine – dont Eugène Canseliet fut le propagateur – explique en partie seulement cette occultation. Le Maître de Savignies nous a dit et répété que les descriptions de la voie humide, au ballon, cachait les opérations de la voie sèche au creuset. De fait,  nous finissons par  lire tous les textes avec cette grille d'interprétation. Il n'est pas dans notre intention de vouloir contester ce point de vue : les textes de la voie humide peuvent être mis à profit pour comprendre les protocoles de la voie sèche. Mais l'inverse est tout aussi vrai. 


photo (c) Le Petit Paysan

En fait, il faudrait se demander ce que les termes de « sec » et « humide » recouvrent. Il n'est pas opportun de dévoiler ce point de science.

L'opposition entre le creuset et la cornue a peut-être beaucoup moins de sens qu'on ne l'imagine. Essayons tout de même de poser une distinction conceptuelle : la voie sèche va travailler sels et métaux selon des processus qui s'approchent beaucoup de ceux de la surfusion, alors que ceux de la voie humide s'apparenteront aux réactions colloïdales

photo (c) Le Petit Paysan
    
Voie sèche et voie humide montrent une unité de fond : union d'un principe femelle et d'un principe mâle par le biais d'une dissolution solide ou liquide (Il existe des « solutions solides », Cf. H. Le Chatellier : La silice et les silicates), isolement de l'embryon - du grain fixe – croissance et multiplication de ce germe au moyen d'une énergie universelle concentrée dans un support cristallisé jusqu'à atteindre le seuil transcendant qui donne l'Escarboucle des Sages.

Le Petit Paysan

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